ACCORD MINI – DECEPTION MAXI
« L’accord de Copenhague »qui vient d’être acté par les 120 Chefs d’Etat et de gouvernement, réunis à la Conférence de l’ONU, sur le climat, pour prendre la suite du Protocole de KYOTO, après 2012, reste un texte de bonnes intentions, sans contraintes.
Les points positifs :
. entente sur les constats : « droit à un accès équitable à l’espace atmosphérique »
. accord sur la nécessité de limiter le réchauffement à + 2°
. aide nécessaire aux pays pauvres pour « s’adapter au réchauffement » et les aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre : 30 milliards $ par an, entre 2010 et 2012, et 100 milliards, à compter de 2020
Les points négatifs :
. pas d’implication forte des pays actuellement les plus pollueurs
. pas d’engagement réel sur l’obligation de réduction de 50 % de C02 d’ici 2050 (80 % pour les pays industrialisés)
. pas de critères identiques pour tous les pays pour servir de base aux efforts à faire
. pas de mesure d’évaluation contraignante
. pas d’organisme international de contrôle
. pas d’évocation de sanctions
Beaucoup rêvaient d’un moment historique, de la « naissance d’une conscience planétaire » sur le réchauffement climatique, il y a donc de nombreuses déceptions. Les espoirs reposent désormais sur le futur sommet de BONN dans 6 mois qui préparera la rencontre de MEXICO fin 2010. En attendant, les expériences locales avec l’implication des citoyens doivent prouver aux gouvernants du monde le nécessaire changement des comportements pour sauver la planète.