Baromètre au plus bas à Copenhague
Déceptions, spectre d’un échec, menaces, suspensions de séances, querelles de procédures, report des décisions à un futur sommet à Mexico : les réalités d’un compromis sur le climat sont complexes. On a même assisté à un changement de Présidence des débats, au profit du Premier Ministre Danois, Lars Loekke RASMUSSEN.
A côté des négociations officielles, il y une mobilisation forte, à l’extérieur : des manifestants qui réclament une décision « ambitieuse, équitable, contraignante », d’autres qui dénoncent « 15 ans de négociations ratées sur le climat », d’autres qui portent une pétition de 10 millions de signataires à travers le monde, mais aussi ceux qui veulent faire échouer la rencontre. Mobilisation aussi dans des salles où se retrouvent de nombreux chefs d’entreprises, petites ou multinationales, qui sont prêts à une économie « verte », échangent sur des expériences mises en oeuvre et en appellent au « courage des politiques ».
En effet, l’espoir est mis désormais dans les chefs d’Etat. Le premier Ministre chinois, WEN JIABAO, déjà arrivé a rappelé les efforts de la Chine pour « la révolution verte » : la diversification des sources d’énergie, sa place de leader dans la production de panneaux photovoltaïques, son 4ème rang dans l’éolien, faisant oublier que son pays fait partie, aujourd’hui, des pays les plus « pollueurs ». Le Président Barak OBAMA est très attendu, car les 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, annoncés par Hillary CLINTON, n’ont pas suffi à convaincre de la volonté de changement des Etats Unis pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Ayons donc confiance, comme le Président SARKOZY dans cette rencontre au « sommet » des Chefs d’Etat pour arriver à un accord.