Michel BARNIER : fierté – confiance
Michel BARNIER, Commissaire européen au marché intérieur et aux services : nous sommes fiers et pouvons lui faire confiance, compte tenu de son expérience, de ses compétences, de ses convictions. Ministre français (1995-1997) délégué aux Affaires européennes, Commissaire européen à la politique régionale (1999-2004), Conseiller spécial de José Manuel BARROSO : il a toujours oeuvré dans un esprit d’équipe, a recherché les coopérations et défendu la gouvernance européenne. Il a toujours démontré qu’on pouvait être profondément attaché à son pays et vouloir l’intégration européenne. Député européen en juin 2009, il s’est battu pour faire comprendre l’intérêt de l’application du Traité de Lisbonne.
Lors de son audition publique, devant le Parlement, Michel BARNIER, dans son discours, a déclaré ses priorités « je travaillerai à mettre le marché intérieur au service du progrès humain, à lutter contre le dumping social et à protéger les services d’intérêt général ». Il a ensuite confirmé son impartialité « je ne prendrai aucun ordre de Paris, de Londres ou d’ailleurs ». Il s’est déclaré partisan de la négociation plutôt que des pressions juridiques contraignantes pour faire appliquer les directives européennes par les Etats membres et s’est engagé à se rendre dans chacun des Etats. Il souhaite examiner les problèmes rencontrés pour la transposition de la directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. Il a confirmé son intention de faciliter la vie aux petites et moyennes entreprises (80 % des entreprises européennes et 90 % des emplois), en instaurant un « guichet unique » et en complétant la législation sur le statut de la Société européenne. « L’Europe n’est pas condamnée à être un sous-traitant de l’économie américaine ou chinoise. Et cela passe d’abord par la création d’une Europe politique et de la Défense ». Le Commissaire a cependant indiqué « ne pas vouloir avancer contre les Etats membres en menaçant de fragiliser leur souveraineté, mais de vouloir avancer avec eux ».
Toujours très déterminé, il a confirmé sa volonté de réformer le secteur financier, pour « tirer les leçons de la crise » et « remettre les marchés au service d’une croissance durable ». « Je me bats pour un monde plus juste : je veux que l’Europe soit à la tête de ce monde-là »
Enfin, pour répondre aux critiques d’un député britannique sur les conséquences d’une réglementation de l’économie, Michel BARNIER, a cité l’économiste anglais Adam Smith « le marché ne peut pas fonctionner sans règles, ni sans une certaine éthique ».
Faisons confiance à Michel BARNIER, à sa capacité d’écoute, à sa disponibilité et à la détermination du « montagnard » qui l’anime, pour remporter de nouveaux défis au service des Européens.


