Archive pour décembre 2009

Joyeux Noël

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ACCORD MINI – DECEPTION MAXI

« L’accord de Copenhague »qui vient d’être acté par les 120 Chefs d’Etat et de gouvernement, réunis à la Conférence de l’ONU, sur le climat, pour prendre la suite du Protocole de KYOTO, après 2012, reste un texte de bonnes intentions, sans contraintes.

Les points positifs :

. entente sur les constats : « droit à un accès équitable à l’espace atmosphérique »

. accord sur la nécessité de limiter le réchauffement à + 2°

. aide nécessaire aux pays pauvres pour « s’adapter au réchauffement » et les aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre : 30 milliards $ par an, entre 2010 et 2012, et 100 milliards, à compter de 2020

Les points négatifs :

. pas d’implication forte des pays actuellement les plus pollueurs

. pas d’engagement réel sur l’obligation de réduction de 50 % de C02 d’ici 2050 (80 % pour les pays industrialisés)

. pas de critères identiques pour tous les pays pour servir de base aux efforts à faire

. pas de mesure d’évaluation contraignante

. pas d’organisme international de contrôle

. pas d’évocation de sanctions

Beaucoup rêvaient d’un moment historique, de la « naissance d’une conscience planétaire » sur le réchauffement climatique, il y a donc de nombreuses déceptions. Les espoirs reposent désormais sur le futur sommet de BONN dans 6 mois qui préparera la rencontre de MEXICO fin 2010. En attendant, les expériences locales avec l’implication des citoyens doivent prouver aux gouvernants du monde le nécessaire changement des comportements pour sauver la planète.


Baromètre au plus bas à Copenhague

Déceptions, spectre d’un échec, menaces, suspensions de séances, querelles de procédures, report des décisions à un futur sommet à Mexico  : les réalités d’un compromis sur le climat sont complexes. On a même assisté à un changement de Présidence des débats, au profit du Premier Ministre Danois, Lars Loekke RASMUSSEN.

A côté des négociations officielles, il y une mobilisation forte, à l’extérieur : des manifestants qui réclament une décision « ambitieuse, équitable, contraignante », d’autres qui dénoncent « 15 ans de négociations ratées sur le climat », d’autres  qui portent une pétition de 10 millions de signataires à travers le monde, mais aussi ceux qui veulent faire échouer la rencontre. Mobilisation aussi dans des salles où se retrouvent de nombreux chefs d’entreprises, petites ou multinationales, qui sont prêts à une économie « verte », échangent sur des expériences mises en oeuvre et en appellent au « courage des politiques ».

En effet, l’espoir est mis désormais dans les chefs d’Etat. Le premier Ministre chinois, WEN JIABAO, déjà arrivé a rappelé les efforts de la Chine pour « la révolution verte » : la diversification des sources d’énergie, sa place de leader dans la production de panneaux photovoltaïques, son 4ème rang dans l’éolien, faisant oublier que son pays  fait partie,  aujourd’hui, des pays les plus « pollueurs ». Le Président Barak OBAMA est très attendu, car les 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, annoncés par Hillary CLINTON, n’ont pas suffi à convaincre de la volonté de changement des Etats Unis pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Ayons donc confiance, comme le Président SARKOZY dans cette rencontre au « sommet » des Chefs d’Etat pour arriver à un accord.

Réunion de Paris pour l’avenir de la PAC: Communiqué de presse 10/12/2009

Christophe BECHU et Michel DANTIN (UMP, PPE, F), membres de la Commission de l’Agriculture et du Développement rural, saluent les résultats de la « réunion de Paris pour l’avenir de la PAC ».

Afin de poursuivre la réflexion sur l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC), le Ministre français de l’Agriculture, Monsieur Bruno LE MAIRE, a réuni aujourd’hui au Palais Bourbon ses homologues des 21 autres Etats membres de l’Union européenne favorables à une régulation renouvelée des marchés agricoles après 2013.

Les deux Députés européens de la majorité présidentielle estiment que « face aux crises profondes et répétées connues par l’agriculture européenne et mondiale depuis plusieurs années, il était devenu inconcevable de ne pas repenser les orientations et les mécanismes qui régiront les marchés et la production agricoles dans les années à venir. Nous nous réjouissons donc que Bruno LE MAIRE poursuive par cette réunion l’intense travail de réflexion et de persuasion entamé au mois de juillet aux côtés de l’Allemagne, qui s’inscrit dans la continuité des positions françaises sur le sujet ».

Cette réunion a notamment permis aux Ministres de finaliser le contenu de « l’appel de Paris pour une politique agricole et alimentaire commune », qui trace les contours que les 22 souhaitent donner à la PAC du futur.

Christophe BECHU et Michel DANTIN soulignent à ce titre que « dans un contexte difficile où l’avenir du budget agricole européen est incertain et où la pression sur les marchés agricoles s’accroît de manière structurelle, il était absolument fondamental que les Etats membres s’engagent sur la voie d’une politique agricole moderne, ambitieuse et volontariste ».

Sécurité alimentaire, sanitaire et environnementale, développement du capital et soutien du revenu agricoles, meilleure organisation des filières ou encore préservation de la diversité des modèles agricoles et alimentaires européens sont quelques-uns des objectifs politiques assignés par les promoteurs de l’appel de Paris à la future PAC.

« Nous ne pouvons que nous féliciter des orientations définies dans l’appel de Paris, qui sont très proches des positions que nous défendons au sein du Parlement européen, qui dispose maintenant du même poids que le Conseil en matière agricole. Le chemin est encore long avant de mener à terme le processus de réforme de la PAC, mais nous sommes très satisfaits de constater qu’une vision partagée de l’agriculture semble peu à peu se faire jour en Europe sur cette question si fondamentale pour l’avenir de notre continent et du monde » ont conclu les deux Elus.

Difficiles négociations mondiales

Un compromis est souhaité à Copenhague, mais la route est encore semée d’embûches pour s’entendre  : la Chine hausse le ton, les pays Africains se fâchent, le Japon et l’Australie affichent leurs exigences, le Canada fait part de ses efforts  : la Présidente danoise de la conférence Connie Hedegaard, a bien du mal à réguler les débats. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon,  lance un appel aux dirigeants pour qu’à la fin de la semaine des décisions soient enfin  prises.

Pour compliquer la situation, le « Bella Center », centre de conférences de Copenhague, n’arrive même plus à accueillir les quelques 45 000 personnes qui souhaitent entrer, (capacité  15000 places), il y a donc des frustrations dans les rangs des ONG où on doit limiter le nombre de représentants.

Climat « surchauffé » dans les négociations

La Conférence de Copenhague est entrée dans le vif du sujet. Chaque pays est d’accord pour arriver à « un accord contraignant » pour diminuer l’émission des gaz à effet de serre et non à une « simple déclaration politique », mais les exigences sont différentes. Les antagonismes s’affrontent : d’un côté,  les pays riches, avec un texte danois comme base de travail qui est très contesté, de l’autre côté le G77 (groupe des pays pauvres et émergents) qui exige une meilleure répartition des efforts et surtout des financements pour éradiquer la pauvreté, d’un  côté,   les pays les plus menacés par la montée des océans (groupe AOSIS : petits Etats insulaires) qui exigent des mesures très contraignantes,  de l’autre côté, la Chine, l’Inde, le Brésil qui ne veulent pas sacrifier à leur croissance, de plus, les Etats-Unis qui refusent toujours de ratifier le Protocole de Kyoto (alors que plus de 1000 villes américaines l’appliquent !). Les esprits s’échauffent pour arriver à un consensus.

Pendant ce temps, à Bruxelles, se réunit le premier Conseil Européen depuis la ratification du Traité de Lisbonne. Les Chefs d’Etat et de gouvernement veulent, avant de se rendre à Copenhague, la semaine prochaine, donner un signal fort aux négociations climatiques. Outre les mesures concrètes sur les nouvelles normes énergétiques en Europe, ils étudient comment initier une dynamique  financière avec un engagement immédiat, car on voit bien que l’accord  sur le climat ne se fera pas sans une solidarité financière internationale.

Copenhague : défi pour la planète

192 pays représentés, une centaine de Chefs d’Etat attendus les 17 et 18 décembre, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban KI MOON, optimiste, une mobilisation exceptionnelle : les conditions semblent réunies pour que la suite du protocole de Kyoto, en 2013, soit un véritable engagement pour limiter le réchauffement climatique.

Yvo de BOER, Secrétaire de l’ONU, en charge des problématiques du climat, a reconnu « une dynamique sans précédent » et Rajendra K. PACHAURI, Président du Groupe d’Experts intergouvernemental sur le climat, a rappelé que « la preuve est plus que démontrée que le monde bénéficierait d’une action entamée très tôt et que tout retard  aurait inéluctablement d’énormes coûts, en termes économiques et humains, lesquels progresseraient sans cesse ». Le réchauffement climatique prévoit une montée de 3,5 ° d’ici la fin du siècle, si nos habitudes ne changent pas. Il s’agit de s’engager pour maintenir le réchauffement à + 2°.

Copenhague (COP 15), ce sont des conférences, des négociations mais aussi des événements en parallèle avec des témoignages d’ONG, des présentations d’expériences diverses pour montrer que le challenge est réaliste.

Le 25 novembre dernier, une résolution européenne a été adoptée pour une réduction de 25 à 40 % d »émissions de gaz à effet de serre, en prenant 1990 comme année de référence et en promettant d’aider à hauteur de 30 milliards d’euros  d’ici 2020, les pays en voie de développement pour qu’ils respectent la diminution de CO2. En effet, l’enjeu pour le climat est planétaire : les pays développés doivent donc intégrer dans leur engagement la solidarité envers les pays pauvres.

Itsenäisyyspäivä : 6 décembre fête nationale de la Finlande

Nous souhaitons une joyeuse fête nationale aux Finlandais. Ce jour-là, il est d’usage de décorer sa fenêtre avec 2 bougies allumées pour rendre hommage à ceux qui ont lutté pour l’indépendance, en 1917.  La Finlande est un Etat de l’Union Européenne depuis 1995. Sa présidente est Tarja HALONEN.

Herman VAN ROMPUY, Président

Le conseil européen a un Président : Herman VAN ROMPUY *.  C’est l’application du Traité de Lisbonne. Elu pour 2 ans et demi,  (renouvelable une fois). Premier Ministre en Belgique en 2008, il a su, par ses qualités d’écoute et de patience, ses compétences en médiation, proposer des  consensus pour apaiser une situation politique cruciale. Il devra désormais se confronter aux problèmes internationaux en n’oubliant pas qu’il représente 27 pays, près d’un demi-milliard d’habitants.

Sans avoir véritablement les pouvoirs d’un Chef d’Etat, le Président VAN ROMPUY est désormais l’expression du « pouvoir politique », renforçant ainsi le travail des Parlementaires  face à des commissaires parfois hautains. Cette nouvelle étape doit servir l’identité Européenne sur la scène internationale, notamment face à la Chine, les Etats-Unis, l’Iran, sur des dossiers aussi divers que le développement durable,  les échanges commerciaux, l’agriculture,  l’énergie nucléaire ou le terrorisme.  Ayons confiance dans l’efficacité de notre Président, dont la devise, inscrite sur sa résidence,  est la « solidité tranquille ».

* prononcer ROMPEUIL